Attention : cet article est fortement déconseillé aux personnes dépressives, et de manière parfaitement discriminatoire, aux fans de Secret Story ou Star Académie, aux danseurs de Tecktonik, aux racailles, aux parleurs de langage SMS, aux admirateurs de la politique américaine, et aux fanatiques religieux. (Je plaisante, je sais qu'il n'y a que des gens bien ici.)
Il y a des jours où je me sens complètement inutile. Cela fait à peine une semaine que les vacances sont terminées, et voilà que ça recommence.
Il faut le reconnaître : mon travail ne m'intéresse pas, je m'ennuie des journées entières. Cette vie dont il faudrait profiter de chaque instant, moi j'essaye de l'oublier. Je ne me sens vivant que lorsque j'arrive à m'extirper de cette prison ouverte, où je suis censé faire acte de présence, un peu comme ces condamnés porteurs d'un bracelet électronique.
Alors bien sûr, nous n'avons pas le droit de nous plaindre. C'est vrai ; nous faisons déjà partie de l'infime pourcentage de la population mondiale qui possède tout le confort et le bien-être dont on pourrait rêver (de luxueuses prisons pour notre esclavage).
J'en suis largement conscient ! Mais sommes-nous plus heureux que ceux qui n'ont rien? Pas si sûr. Le bonheur passe par la liberté, et le libre arbitre. Or, pour subsister ici, nous avons besoin de beaucoup d'argent, et pour obtenir cet argent, nous sommes forcés de travailler. Nous perdons alors notre précieuse liberté. (Etre obligé de passer mes journées derrière ce bureau, j'appelle cela ne pas être libre.)
Et pourtant, je ne parle pas d'un travail physique épuisant. Je mène une vie bien confortable, qui consiste à rester le cul sur une chaise du matin au soir, dans un beau quartier. J'habite dans une jolie ville, un joli appartement, j'ai ma jolie voiture, je gagne convenablement ma vie…
J'ai d'ailleurs commencé par le bas de l'échelle dans la vie active. On peut dire que j'ai fait le grand écart. J'ai réalisé les pires boulots au monde pour toucher le smic, et maintenant, je me la coule douce avec le style de vie d'un cadre.
Pour l'avoir vécu, je peux vous dire que mieux vous êtes payés, et mieux vous serez traités, mieux vous serez considérés, et moins vous en ferez. Les jobs payés au smic sont les pires. Vous bossez comme un dingue, vous n'obtenez aucune considération, et l'on vous traite comme du bétail interchangeable. Je me souviens par exemple d'une société où les toilettes étaient fermées à clef, et où l'on devait la demander au chef pour y aller…
Je savais que je méritais mieux que ça, que moi aussi j'avais le droit de dépasser la barre des 10000 Francs à l'époque, soit 1500 euros, alors que mes connards de chefs étaient de gros fainéants stupides que je méprisais. (Ce qui est toujours vrai d‘ailleurs). J'en faisais trois fois plus qu'eux, pour gagner trois fois moins… Alors j'ai tout fait pour arriver au point où j'en suis aujourd'hui, au prix de nombreux sacrifices, dont je vous passerai les détails.
Pourtant la vie dont je rêvais me fait chier ! Je suis un privilégié insatisfait. Et devinez quoi ? Je rêve d'être encore plus privilégié, en m'offrant un jour le luxe de la liberté. Je ne vois qu'un seul moyen d'y parvenir : ne plus travailler pour un patron. Facile à dire… Moins facile à faire. J'ai une putain de peur de me planter, et de tout perdre. Si d'autres ont réussi, ce doit pourtant être faisable… Il faudrait se lancer… Et merde…
Allons-y pour un nouveau petit décorticage de texte.
Cette fois, je voudrais que l'on se penche (sans se faire mal) sur un titre qu'on entend également beaucoup cet été, et qui reste bien dans la tête. Je veux parler d'Enrique Iglesias feat. Nâdiya – Tired of being sorry (Laisse le destin l'emporter).
Nâdiya fait partie de ces chanteuses, au physique parfait, qui misent plus sur la forme que sur le fond. Ses textes ont souvent tendance à m'irriter les oreilles, car de mon point de vue, ils sont maladroits, en cherchant avant tout la rime, sur des arrangements lourdingues.
I don't know why
You want to follow me tonight
When in the rest of the world
With you whom I've crossed and I've quarreled
Alors visiblement, on parle d'un mec que la fille veut toujours suivre, malgré les erreurs qu'il a pu commettre, et les disputes qu'ils ont eues dans le passé.
Laisse-toi tomber
Pour mieux renaître et être aimé
Où la, ca se gâte. Je suppose que ce n'est pas une incitation au suicide… Ils ne font pas non plus de saut à l'élastique…
Donc, elle doit plutôt faire référence au « lâcher prise ». Avec beaucoup d'imagination, on peut penser qu'elle conseille au mec d'être lui-même pour être aimé. Enfin, c'est tellement tordu comme formulation.
Tu cherches l'histoire à sauver
Sans plus chercher à t'excuser
Compliquée cette histoire…Donc là visiblement, c'est le mec qui veut sauver la relation, contrairement au début du texte. Avant, ce mec cherchait toujoursà s'excuser… Mais maintenant, il ne le veut plus, bien qu'il veuille récupérer sa copine… La fille pense quant à elle, qu'il n'y a pas vraiment d'histoire à sauver…Donc cela contredit une nouvelle fois le début, où elle est censée le suivre…
Beneath the silver moon
Oui, sous la Lune d'argent, pourquoi pas, ça ne mange pas de pain.
Maybe you were right
But baby I was lonely
Nous y voila ! Ca sent la tromperie tout ça, Monsieur a fauté. Et il ne voudrait pas s'excuser pour ça, bien qu'il veuille sauver leur relation ?! A d'autres !
Quand ton cœur éclate
Laisse le destin l'emporter
Ca devient un peu gore tout ça. Quelle expression maladroite !
Alors là, je suis à nouveau paumé. Elle l'encourage à la tromper quand il en a envie ? Ou est-ce que ça veut dire que quand on souffre, il faut tout simplement rompre sans se battre, puisque c'est probablement « Le Destin »? (Avec un grand « A » selon les intellos de la télé réalité)
Ose le meilleur
Et lève-toi sans avoir peur
Ce qui est bien avec cette phrase, c'est qu'elle est tellement générale qu'elle ne veut rien dire. Il doit oser quoi ? Rompre ? Continuer ?
Za arrive comme un zeveu sur la zoupe, et après, on ne comprend plus rien à zette hiztoire, à cause du zeveu zur la langue.
We're all bloodless and blind
And longing for a life
En gros, on a tous souffert, on est tous aveugles, mais on veut vivre. Ok, au moins un truc de compréhensible.
Beyond the silver moon
Pas que sous la Lune d'argent d'ailleurs, mais bon, ce n'est qu'un détail.
Au fait, il ne serait pas en train de nous faire le coup de la métaphore avec la Lune ?!
Maybe you were right
But baby I was lonely
Quand ton coeur éclate
Laisse le destin l'emporter
I'm standing in the street
Crying out for you
Ah ! On y revient : c'est lui qui est dans la rue en pleurant, et qui veut la récupérer. Et l'autre voudrait nous faire croire qu'il ne veut pas s'excuser ?! Ca m'étonnerait.
A toi d'exister
Seul face à la nuit
Mais c'est qu'elle le nargue en plus ! « Tu l'as bien cherché, alors maintenant souffre tout seul. ».Donc quand elle lui disait d'oser le meilleur, et de se lever sans avoir peur, ça voulait probablement dire : « N'aies pas peur de me larguer, et laisse le destin l'emporter.»
En même temps, elle a de l'humour la petite, quand elle lui dit « Laisse- toi tomber» alors qu'elle ferait mieux de luidire « Laisse-moi tomber», ou même « Laisse tout tomber» c'est encore mieux comme généralité. (Sauf pour faire la vaisselle.)
Finalement, elle lui dit d'être lui-même pour être aimé, mais ce n'est pas à elle qu'elle pense pour ça. Elle laisse à une autre la sale besogne. Mettons ça sur le compte du Destin (avec un grand « A »), bien sûr…
So far away
A tout jamais
I've trashed myself
I've lost my way
I've got to get to you
Je serai là pour nous
Oui c'est ça : il veut la récupérer, et ne veut plus refaire les mêmes erreurs. Mais c'est mal barré, Madame ne l'entend pas de cette oreille.
Pour conclure, il y a trop de contresens, on n'y comprend rien. Il y a des passages en Français qui ressemblent à des généralités qu'on aurait collé ici et là, sans tenir compte de l'ensemble.
Déjà, le titre bilingue est étrange. « Marre d'être désolé – Laisse le destin l'emporter. »
Donc, quand on n'est pas capable de ne pas faire d'erreurs dans une relation, il faut rompre, et donc une personne qui ne sait pas être fidèle ne devrait pas chercher à l'être… Cela serait son « Destin » …Quel fatalisme !
Moralité : certains gagneraient à réfléchir avant de parler, d'écrire, ou de chanter.
Autrement dit, ne chantons pas plus haut que notre cul.
Et voila, c'est reparti avec le foot par ci, le foot par là. Les gens qui veulent se dépêcher de rentrer pour regarder leur match, les gens qui vous parlent des joueurs, les boîtes qui font installer des écrans, tous les médias qui parlent de foot...
On dirait qu'il y a une loi qui nous oblige à aimer le foot. Si vous ne suivez pas, on vous dévisage, on ne comprend pas comment c'est possible... Moi je me demande plutôt comment on peut s'y intéresser, et pourquoi?
On aime le foot pour faire comme tout le monde, et pour en parler avec ses collègues et ses potes. C'est tellement creux... Qui gagne, qui perd? Au fond, on s'en tape royalement. Ca ne sert à rien!
On voudrait en faire une cause nationale, alors que ce n'est qu'un jeu sans intérêt. Pourquoi ne pas soutenir l'équipe de France de tir aux fléchettes? Le lancer de nains? Les plus gros mangeurs de hot dogs? C'est pas plus con que de taper dans une balle pour la mettre dans une cage!
Pour moi, il n'y a rien de plus chiant que de regarder des gars jouer à la baballe. Ca transpire le machisme, le nationalisme, la bière, la violence...
Les supporters qui disent ON a gagné, ON a perdu. Franchement, pourquoi être plus pour une équipe qu'une autre? Faire du sport soi-même, je peux comprendre, mais soutenir une équipe on ne sait même pas pour quelle raison, et faire comme si on avait joué soi-même , je ne comprends pas...
Chacun est libre d'aimer ce qu'il veut, et moi je suis libre de dire que je m'en tape. J'aimerais que les gens qui aiment ce sport ne l'imposent pas aux autres. Rien à foot!
Il y a parfois des situations où l'on perd de bonnes occasions de se taire.
Exemple 1: Les gros bidons.
"Vous voulez vous assoir Madame?
- Non non, ça va.
- Ah bon, j'ai cru que vous attendiez un bébé.
- Ah non, pas du tout."
Bonjour l'ambiance. Gros silence, la femme est très génée, et tout le monde regarde son ventre...
Exemple 2: La vieillesse
Il y a aussi le coup de le femme ou du monsieur "d'entre deux âges" à qui l'on est prêt à laisser sa place. Mais si la personne se considère encore jeune, elle peut mal le prendre. C'est toujours délicat.
Ma mère me disait un jour:
"Je vois bien que j'ai vieilli, parce que maintenant les gens me proposent parfois de m'assoir..."
Exemple 3: La personne de petite taille
Derrière un guichet.
"Madame, vous pourriez au moins vous lever.
Mais je suis debout!"
Hum hum, tu sors tout de suite.
Exemple 4: La personne indéfinissable
Il y a des personnes très androgynes, que ce soit au niveau du physique ou de la voix. Dans ce cas, il faut toujours faire preuve de méfiance pour ne pas se tromper. Je me souviens un jour avoir fait une gaffe de ce genre au supermarché, ce qui n'est pourtant pas mon genre... On est jamais à l'abri.
"Attention, laisse passer le Monsieur.
- Bah! J'suis une dame quand même!"
Je ne savais plus ou me mettre... Ca marche aussi au téléphone. C'est toujours très gênant.
Un jour, je devais appeler pour le boulot une personne qui s'appelait, on va dire, "Lorie Dupond". Je tombe sur un homme:
"Est-ce que je pourrais parler à Lorie Dupond svp?
- C'est moi-même."
Et là, vous essayer de ne pas perdre pied, et de vous reconcentrer immédiatement!
On savait déjà que les photos d'artistes étaient retouchées numériquement pour gommer tous les défauts, mais ce que l'on ne savait pas officiellement, c'est que même les vidéos sont entièrement retouchées!
La société Room qui a travaillé avec la plupart des artistes internationaux vient de lâcher le morceau sur son site, en diffusant une vidéo de démonstration, ainsi que la liste de leurs célèbres clients. Des dents vont grincer!
Pour résumer:
- les voix sont retouchées en studio
- il y a la chirurgie esthétique
- le maquillage
- l'éclairage
- Photoshop
- le playback
- et les retouches vidéo!
Euh... Les artistes sont-ils bien réels?
Il faut sortir l'artillerie lourde de nos jours pour vendre des disques, et pour faire s'extasier les fans. Même les rappeurs avec leur image de gangsters hyper machos, n'ont pas résisté à l'envie de se faire repoudrer le nez virtuellement.
Tout cela est bien artificiel, et franchement mal honnête. On ne fait que rendre malades les gens qui se comparent et n'ont aucune chance de rivaliser avec ces univers virtuels.
Cette histoire détient une signification cachée que je ne puis vous révéler. Un peu comme dans DaVinci Code. Je vous fais confiance pour percer son secret.
Il était une fois une magnifique jeune femme, à qui la vie souriait, et qui tomba subitement dans une grosse bouse. Elle s'étouffa lentement sans même se débattre, son visage plongé dans l'excrément.
La jeune femme avait-elle décidé de se sacrifier ainsi, de la pire manière qui soit? Elle qui toute sa vie avait été enviée et admirée pour sa perfection, semblait néanmoins porter ce don comme un lourd fardeau.
Les autres lui répétaient inlassablement qu'elle était magnifique et qu'elle méritait le meilleur, mais la belle finit par se lasser. Elle alla jusqu'à se convaincre qu'elle était sale, et qu'elle aimait ça. C'était pour elle une manière de se libérer, et de prouver au monde entier qu'elle n'était pas que cette perfection légère que tout le monde admirait.
Ainsi disparut la lueur d'une étoile dans le cœur avide de ceux qui la dévoraient des yeux. La beauté avait laissé place à une laideur repoussante. Les gens finirent par souiller jusqu'à sa mémoire, et ne voulurent plus jamais entendre parler d'elle.
Quand vous voyez cette affiche, est-ce que vous n'avez pas envie de distribuer des pains? C'est vrai, je vous pose la question, parce que je me demande si c'est moi qui ai un problème, ou si c'est normal.
C'est le syndrome de la tête à claques. Je croise toutes sortes de personnes qui se la pètent. Leur attitude n'est pas naturelle. On se croirait en face de caricatures. Ces gens ont certainement un tas de choses à prouver au monde extérieur, parce que l'intérieur est vide.
De la personne bourge et hautaine habillée très classe ou très tendance, aux individus de milieux plus défavorisés de type racailles, le principe est le même. Le visage est pincé, d'un air qui semble dire "Je suis supérieur(e) à vous. Regardez comme vous êtes des merdes à côté de moi. Vous ne m'intéressez même pas, je vous méprise". Ils expriment des sentiments d'hostilité, d'impatience, de lassitude, de colère, ou de défiance. Que des sentiments positifs n'est-ce pas ? Ils ne font que trahir leur insatisfaction chronique.
Et ces personnes qui portent des lunettes de soleil en intérieur. C'est le syndrome du "je me prends pour une popstar harcelée par les paparazzis" mais également un moyen efficace pour cacher une tronche de cake. Et puis il y a aussi le style de lunettes. Attention, il faut THE paire de lunettes, souvent des contrefaçons de luxe.
C'est simple, pour moi, toutes ces personnes portent un panneau d'affichage clignotant avec une grosse flèche pointée sur eux qui dit "Je suis un trou de balle" !
Tenez mes chéris, tonton Jacadiadi vous a préparé de bonnes glaces! Allez-y!
On est tranquille en France, on peut sortir libre et recommencer tous les 5 ou 10 ans, sans aucune obligation de traitement psychiatrique. On est censé être soigné en prison, comme par magie!
Ce n'est pas l'actualité qui va me contredire...
Des tas de malades se promènent tranquillement. Soyez prudents, conseil d'ami.
J'kiffe tro tuer, voler, me taper des tepus ah ah mdr. Faut tout destroye, putain tro bon GTA*. lol
Avec les potes, on bédave, on bouffe des pizza pourries, du MacDo,d' la bière et du Coca, plus les films de boulles et le match en fond, sinon on's'fait tro chier mdr
Les vieux y sont tro nazes, y disent que la violence dans les jeux ça fait qu'on d'vient des sérials killers... mdr
N'importe quoi! Putain ce jeu il est tro puissant. C'est virtuel c'est pas grave de buter les keufs et les tepus dans la rue, on s'en bat les couilles putain. Déjà en vrai on peut rien faire, t'as les lois et tout, et si on peut même plus tout exploser dans les jeux, on a plus l'droit d' rien faire...
C'est ma philosophie, comme Diams elle dit, ou Amel. Moi j'suis un vrai mec, j'suis pas une tapette. Y'm'faut ma dose d'adrénaline tu vois. J'vais pas jouer à "Super Mario". Même lui il écrase les ennemis, alors c'est de la violence aussi? Faut pas s'prendre la tête. Tu fonces dans l'tas t'exploses tout et puis voila, t'es pas un pd quoi. C'est comme en Irak, les gars y doivent tro kiffer de tout exploser mdr!!! Bon c'est clair c'est pour de vrai là-bas, mais c'est les méchants, donc on s'en bat les couilles.
(Maximilien, 19 ans: Sous-merde chiée par la société de consommation.)
GTA IV, le fameux jeu interdit au moins de 18 ans, devrait s'écouler à 6 millions d'exemplaires.
Je pense qu'un jeu où l'on viole des petites filles rencontrerait également un très grand succès. Qu'est-ce qui l'empêcherait, puisque c'est du virtuel ? Cet argument choc permet de tout dédramatiser. Rien n'est grave après tout, puisque c'est du virtuel, et que le lien entre virtuel et vie réelle n'a pas été prouvé, n'est-ce pas ? C'est comme l'éternelle question :
« Qu'est-ce qui est apparu en premier, l'œuf ou la poule ? »
Peut-être un peu les deux, non ?! La société est violente, donc les divertissements sont violents, donc la société est violente…
Ce qui est inquiétant, c'est de voir les fantasmes humains, et la déchéance morale, qui elle, s'applique avec les mêmes personnes dans la vie réelle. Un manque d'éducation et d'évolution évident, qui est à la fois la cause et la conséquence d'une société barbare.
Pour finir, je vous laisse un petit pot bien pourri des commentaires d'utilisateurs de GTA. Je n'étais pas si loin de la réalité! (Je vous ai fait grâce des 200 kg de smileys)
- Perso je laisse mon ptit frère de 13 ans y jouer quand il vient chez moi. Pourquoi ? Parce que ça défoule, et je préfère qu'il se lâche sur un jeu vidéo plutôt que sur les copains d'école.
- Comme ça il sera un violent refoulé qui ne sera jamais battu dans sa vie et ira tapper des femmes plus tard parcequ'il aura grandi avec ses images là.
- Moi je préfère que mon ptit frère se tape avec ses copains pour se défouler et qu'il apprenne à respecter les plus faibles que lui. La violence fait partie de la jante () masculine, c'est ce qui lui permet d'avoir confiance en lui.
- c'est dommage qu'il n'y ait pas de truc spécifique concernant les assoces genre famille de france, qu'on puisse les déglinguer, les écraser, leur pisser dessus ou leur faire un gros doigt
- on dirait que la "gonzesse" sur l'image, bah on dirait qu'elle a un... bouc. De suite, ça le fait moins Aucune plainte/commentaire de l'Ambassade du Bresil ?
- Et les gars!!!! Arétez vos conneries!!!! Il n'y a que les cons qui ne font pas la difference entre le réel et le virtuel!!!! Si on peut plus s'amuser a causes des cons commes sa!!! On voit bien pire a la télé(surtout avec le satellite) alors s'il vous plais!!! Si on doit jouer a des jeux du style "Winnies l'ourson a la recherche du pot de miel perdu" c'est sur on va s'éclater comme des fous!!!!!! C ou kon peu avoir ce patch???? ke jmamuz un peu???
En passant devant un kiosque à journaux, je regardais les couvertures des magazines peoples, posés au premier plan. D'un coup, j'ai pris conscience que tous ces corps exposés ressemblaient fortement à de la viande au rayon boucherie.
Quel est l'intérêt de tout cela? Qu'est-ce qu'on peut bien foutre de leurs vies, de leurs apparences? Quel est l'intérêt d'acheter de la viande si ce n'est pour la bouffer? Serait-ce un genre de cannibalisme? Une boulimie de people, cette viande sacrée que l'on dévorerait au fil des pages. En les mangeant symboliquement, on pense devenir comme eux, un peu comme ces personnes qui mangent des aliments en espérant acquérir leur force symbolique.
Et c'est une forme de sadomasochisme. On traque les défauts et les failles des peoples pour se rassurer soi-même, et pour se réjouir de leurs malheurs. On se rassure, et on se torture. On se fait du bien ou du mal en se comparant à eux. Finalement, c'est une lecture inutile, mais qui génère des émotions, d'où un tel succès.
Certaines insultes sont stupides, si l'on y réfléchit deux secondes.
Par exemple, « fils de pute ». Pourquoi cette insulte est-elle strictement réservée aux hommes ? Pourquoi on n'entend jamais « fille de pute » ?
Le fait d'avoir une mère prostituée serait-il plus humiliant pour un homme que pour une femme ? S'il y a des prostituées, c'est bien parce que ceux qui traitent les autres de « fils de putes » vont les voir. (Les putes, merci pour ceux qui suivent…)
Pourquoi les insultes sont-elles presque toujours sexuelles ? Il n'y a que ça dans l'esprit des gens ! On entend souvent « enculé » ou « pd ». Si ce n'est pas de l'homophobie, je veux bien m'appeler Thérèse (ou Jessica, ou ce que vous voulez, on s'en fout).
C'est marrant de ne jamais entendre une femme se faire traiter d'enculée, ou de lesbienne… Peut-être est-ce à cause du machisme de notre société, qui considère ces choses comme nécessaires pour une femme, étant donné que c'est ce que l'on nous montre dans les films pornographiques. Mais pas pour un homme… Allez comprendre…
Les termes sont bien choisis : on ne dit pas « gay » ou « homo ». C'est comme les insultes racistes, on ne dit pas « noir » mais « nègre » pour exprimer toute la haine et le mépris que l'on éprouve envers la différence.
Les insultes les plus souvent infligées aux femmes sont « pute » ou « salope ». On demande à la femme d'être sexuelle, d'être sexy, et ensuite, on le lui reproche. C'est selon la situation, et toujours d'une grande hypocrisie. On ne traitera jamais un homme de « gigolo », bien que ce soit la même chose.
Pour conclure, tournons notre langue dans notre bouche avant de parler. Cela peut éviter de dire n'importe quoi. Pourquoi ne pas remplacer avantageusement les exemples précédents par « trou de balle » ou « grognasse » ? C'est beaucoup plus raffiné, vous ne trouvez pas ? Il faut faire preuve d'un peu d'imagination, et choisir judicieusement ses insultes. Je vous fais confiance, vous y arriverez.
Je frottai la lampe sans trop y croire, quand soudain, un énorme nuage de fumée bleue étincelante jaillit. Les légendes disaient vrai : les génies existaient !
Le moment était enfin venu de pouvoir de changer le monde. J'espérais ne pas me tromper dans la formulation de mes vœux, car j'avais en mémoire ces histoires qui mettaient en scène des génies taquins, qui réalisaient les vœux de manière bien trompeuse…
« Ô toi, mon Génie, fais que mes vœux se réalisent :
Que le monde soit bon et juste.
- Voyons Jacadiadi, ton premier vœu est impossible à réaliser ! Sans le mal, le bien ne peut exister. De plus, sans libre arbitre, l'homme ne pourrait être heureux.
- Si mon premier vœu n'est pas réalisable, alors fais que le monde n'existe pas. De ce fait, la souffrance n'aura plus lieu d'être.
- Voyons Jacadiadi, c'est impossible. Ce vœu est judicieux, mais il implique que je n'existe pas moi-même, et que je n'ai donc plus le pouvoir de réaliser ton souhait. Réfléchis bien mon ami, il ne te reste qu'une dernière tentative !
- Bon, alors si mes deux premiers vœux ne sont pas réalisables, fais de moi l'homme le plus riche du monde. J'essaierai de me débrouiller tout seul.
- Tu vas avoir du pain sur la planche mon ami ! »
Bip bip bip bip…
Tout à coup, le réveil sonna.
Je souriais en prenant conscience de ce dernier rêve. L'écriture de mon blog avait dû me travailler un peu trop. Le changement n'était pas encore pour tout de suite…
L'argent est au cœur de notre société. Sans argent, impossible de survivre dans ce monde capitaliste.
Avant l'apparition de la monnaie, les transactions étaient effectuées sous forme de troc. « Bonjour, je vous dois combien ? Ca fera une poule svp. Merci, au revoir. »
Ceci avait au moins l'intérêt d'éviter toute forme de fraude.
Qu'est-ce que l'argent ? Vous donnez des biens, ou vous réalisez des services pour quelqu'un. Vous effectuez donc « un travail ». En échange, cette personne vous est redevable d'un bien, ou service équivalent. Pour des raisons pratiques, cette « redevance » vous est versée sous forme d'argent, qui vous permettra d'obtenir ce que vous désirez en échange.
On voit donc que l'argent devrait être systématiquement représentatif d'un bien ou d'un service. Mais il ya un hic. Qui va s'occuper de créer l'argent dans notre société ? Qu'est-ce qui empêche de créer virtuellement de l'argent qui n'existe pas ? Qui peut empêcher la pratique qui consiste à « faire tourner la planche à billets » ?
Je me souviens qu'à l'école, cette notion me troublait, et qu'aucun prof n'était vraiment capable de l'expliquer, car finalement, aucun ne savait comment ça fonctionnait.
Eh bien voila la triste réalité :
L'argent est une valeur virtuelle, une donnée qu'il est facile de modifier. Si vous pouviez rajouter trois zéros sur votre compte en banque, est-ce que cela fonctionnerait ?
Bien sûr que non, car votre banquier s'en rendrait compte immédiatement. Par contre, si ceux qui gèrent l'argent, ou la création de la monnaie décident de truander, qui va les contrôler ?
Ceux qui sont au sommet de la pyramide financière créent l'argent qu'ils veulent !
Ce qui compte vraiment, c'est que les gens comme vous et moi continuent à produire des biens et des services matériels, pour que la société continue de fonctionner, et pour que les gens au sommet de la pyramide puissent profiter de leur argent. Ils ont le pouvoir absolu, et donc le privilège de profiter du travail des autres, sans fournir aucun travail en échange. L'argent virtuel et la monnaie ont permis de pervertir les transactions entre les hommes, tout en les dirigeant.
Ca vous fera 5 euros, svp. A vot' bon cœur m'sieurs dames.
Il y a des jours où l'on se met au travail à deux mains, mais d'autres fois, on s'y met à demain.
Qui pourrait vraiment se réjouir de passer 7 heures assis derrière un bureau ?!
J'entendais il y a quelques jours, l'interview d'une femme qui travaillait dans un secteur associatif. Elle faisait des journées de 10 heures. C'était un choix de vie. Elle gagnait trois fois rien (3x0=0) mais elle avait eu cette phrase qui m'a marqué :
« Ce qui compte c'est d'aimer ce qu'on fait. C'est dans un travail où l'on est malheureux que l'on a besoin de gagner beaucoup d'argent pour compenser. »
Il y a beaucoup de sagesse et de vérité dans cette phrase.
Il faut de l'argent pour vivre, c'est sûr. Mais il ne faut pas confondre « gagner de l'argent pour vivre », et « vivre pour gagner de l'argent ».
A l'heure actuelle, on veut nous pousser à travailler plus pour gagner plus. On compare les 35 heures à de la fainéantise. Il est parfaitement humain de vouloir profiter de la vie et de son temps libre. Il ne faut pas se mentir : si l'on va bosser tous les jours, c'est pour toucher un salaire à la fin du mois, c'est par obligation. La « masse salariale », les « ressources » comme on les appelle, ne sont qu'un troupeau qui travaillent pour enrichir les actionnaires et dirigeants qui eux, n'en branlent pas une. Le but de l'homme capitaliste est d'avoir le plus d'argent et de pouvoir possible, en en faisant le moins possible.
Alors ces « cadres dynamiques », qui tentent de faire contre mauvaise fortune bon cœur, en appliquant la méthode Coué (pas Cauet…), et en prenant la posture du parfait petit soldat qui s'est bien intégré au système avec le sourire Ultrabrite, parce qu'ils veulent être des « winners », et qu'ils voudraient nous faire croire qu'il sont totalement satisfaits, ça me fait doucement rigoler. Se satisfaire de ça, je pense que c'est se satisfaire de peu. Personnellement, je suis admiratif de ces personnes qui ont la chance de faire un travail qu'elles aiment sincèrement.
Il y a parfois des choses qui nous semblent « normales » ou « naturelles » tant que l'on n'y réfléchit pas. On peut trouver étranges ou ridicules les critères de beautés complètements différents d'une culture à l'autre : les femmes girafes, les plateaux dans la bouche, les pieds minuscules, les oreilles déformées, les dents taillées en pointe, les scarifications etc…
Autant dire que nos critères de beauté doivent sembler tout aussi ridicules pour d'autres. Marcher avec « un bâton à l'arrière du pied », se percer partout, se décolorer les cheveux, se mettre « de la colle » sur la tête, être mince, avoir un petit nez, avoir « des ballons » dans la poitrine, arracher le poil etc…
Si les critères de beauté sont aussi subjectifs, alors il faut admettre que la beauté n'a rien d'universel. On trouve toutefois un dénominateur commun : les efforts fournis pour se rendre désirable, et modifier notre apparence. Les critères de beauté sont souvent cruels, et à l'opposé de ce que la nature voudrait représenter spontanément. Dans les périodes d'opulence, on aime les gens minces. Dans les périodes de famine, il faut être rond. Nos cheveux s'entêtent à être naturellement mal coiffés. Les pieds ne sont pas pointus comme les chaussures que l'on veut absolument nous faire porter. Quand on est blanc, notre peau est désespérément pale. Quand on est noir ou jaune, la peau n'est jamais « assez claire »…
Pour se conformer à ces critères subjectifs, nous devons investir beaucoup d'énergie, de temps, et d'argent. Tout cela implique bien sûr de faire partie du système, et pendant se temps, on ne réfléchit pas trop à tout le reste, ce qui est réellement important.