Il y a des endroits où je ne voudrais jamais habiter. J'ai de la compassion pour ces gens qui supportent ces quartiers pourris, infestés par la racaille. Vu les prix de l'immobilier, il faut croire que certains n'ont pas le choix.
En y réfléchissant, je me dis qu'à leur place, je préfèrerais encore partir en province. Je serais prêt à tous les sacrifices pour épargner cela à mes gosses. Entre une cage à poule infestée de cafards, dans un quartier pourri, infesté de cafards lui aussi, et une vie tranquille à la campagne, dans un grand logement entouré de verdure, et sans délinquance, le choix est vite fait. Il faut garder à l'esprit que la vie est également plus chère dans les grandes villes.
Bien sûr, il y a le problème du travail. On se dit que l'on ne retrouvera jamais de boulot en province. Ces peurs sont justifiées, c'est le grand problème. Alors on préfère rester dans cet enfer éternellement. Je pense que lorsqu'on en est là, on n'a plus grand-chose à perdre, de toute façon.
Quand on fait des gosses, on a le devoir de leur offrir une vie convenable. Donc, cela voudrait dire accepter un job, même différent ou moins bien (d'autant que les habitants de ces quartiers n'ont logiquement pas de supers jobs). Des villes se dépeuplent, des écoles ferment faute d'élèves, des villages n'ont même plus un seul commerce…
A côté de ça, les gens s'entassent dans les grandes villes, dans des conditions lamentables. Quel gâchis! Je suis certain que les maires de petites communes seraient prêts à aider des familles à venir s'implanter en reprenant un commerce, ou en créant une activité.
J'ai le sentiment que certains se fichent pas mal de leur progéniture (conçue par accident, ou dans le but d'obtenir des allocations) et se complaisent dans le rôle des victimes de la société. Certains ne sauraient-ils pas vivre autrement que par assistanat ? Je suis d'accord dans le fait que la vie soit dure et cruelle, mais je pense aussi que nous devons nous prendre en main, et refuser la médiocrité.
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