Ce matin à la station Auber, les contrôleurs étaient fidèles au
poste, cachés en groupe derrière un mur, en se pourléchant les babines, dans l'espoir
d'attraper les quelques fraudeurs enthousiastes qui espéraient s'en sortir pendant ce long weekend. C'était sans compter sur la vigilance et la conscience
professionnelle de nos amis !
C'est bien connu: pendant les vacances, les ponts, et les jours fériés, les
forces de l'ordre ne chôment pas C'est l'occasion de mieux piéger la proie,
étourdie par l'insouciance d'un jour pas comme les autres. Il faut que le
travail soit bien fait. On nous doit bien ça, avec les impôts qu'on paye, pour
mieux se faire fliquer par toutes les milices publiques.
Ô bien sûr, il en faut. Remercions tout de même au passage
nos amis qui font des boulots aussi ingrats que nécessaires !
Personnellement, je ne pourrais pas.
Comment en arrive-t-on à faire ces jobs?
Est-ce par vocation ?
« Dis-moi mon poulet, qu'est-ce que tu voudras faire
quand tu seras grand ?
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Moi je veux arrêter les voitures pour leur faire payer
des amendes.
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Moi je veux casser les portes des gens pour leur
prendre tous leurs meubles.
-
Moi je veux travailler sur le trottoir comme maman,
pour mettre des papiers sur les voitures.
-
Moi je veux compter les sous des gens, pour voir s'ils
ont rien caché, et pour les faire payer plus. »
On trouve de tout : il y a les sympas, qui sont bien
conscients de faire un métier dégueulasse, mais qui jouent le jeu avec
humanité. (Il y en a plus qu'on ne croit !)
Mais il y a aussi les peaux de vaches frustrées, qui
choisissent ces métiers par vengeance envers la société. Ceux-là
font du zèle, et prennent leur pied…
Je pense que dans la majorité des cas, c'est plus par
accident, ou par nécessité.
L'homme n'est pas si mauvais au fond, même si on le pousse parfois à le devenir.
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