J'avoue ne pas comprendre les règles de préséance et de galanterie. Je les applique bêtement, pour faire plaisir aux autres, et pour ne pas choquer inutilement, mais avec perplexité…
Je suis tellement convaincu par l'égalité des sexes, que je ne comprends même pas que l'on fasse des différences entre les hommes et les femmes. Je trouve normal qu'une femme puisse être garagiste, et qu'un homme puisse être homme au foyer. Qu'est-ce qui est choquant à ça ? Dans ce cas, la femme devra-t-elle payer les additions ?
Nous sommes avant tout des êtres humains, tous différents, et je ne comprends pas qu'on nous classe soit dans la catégorie « faible femme douce et fragile entretenue par son homme », soit dans la catégorie « Rambo, puissant combattant viril et poilu qui ramène l'argent à la maison ».
Pourquoi lors d'un divorce, si les deux parents souhaitent obtenir la garde des enfants, c'est la mère qui va l'obtenir, avec un droit de visite minimal pour le père ? Le vieux cliché de la mère nourricière douce et tendre faite pour enfanter, et du père qui se prend un jet d'urine au visage lorsqu'il change maladroitement une couche… Pourquoi certains hommes ne seraient pas de meilleurs parents que les femmes ? La tendresse est-elle déterminée par nos organes génitaux ? Si c'était vrai, on ne verrait pas, comme c'est le cas aujourd'hui, certaines femmes plus agressives et vulgaires que des hommes.
L'égalité des sexes est de plus en plus vraie, les femmes ont dû lutter pour ça. Mais on voit bien que certaines sont encore nostalgiques de la bonne vieille époque. C'est un peu comme vouloir le beurre et l'argent du beurre. La préséance et la galanterie sont les témoins de cette époque où la femme n'avait pas les mêmes droits, c'était une sorte de contrepartie, dans tout un contexte...
On voit parfois des femmes « modernes », qui sont surprises qu'on veuille leur accorder un traitement de faveur en leur proposant par exemple une place dans le train. Je trouve cela très honnête de leur part. Elles veulent être l'égal de l'homme, dans tous les sens du terme, et cela implique d'abandonner de vieux privilèges obsolètes.
Laissez-moi vous raconter quelques scènes auxquelles j'ai assisté dans le RER, pour illustrer tout cela :
- Une femme enceinte arrive au milieu de 8 personnes assises.
Sur ces 8 personnes, 1 seul homme, qui est en train de travailler sur son ordinateur portable posé sur les genoux. Devinez à qui cette charmante dame a demandé de se lever ? Le pauvre type a été obligé de refermer son PC, et de le ranger, pour pouvoir laisser Madame prendre sa vengeance sur les hommes.
- Une autre fois, il y avait un bloc de 4 personnes assises, dont 3 femmes et 1 homme côté fenêtre. La logique veut que les personnes côté couloir se lèvent prioritairement, pour des raisons pratiques. Une femme se proposait d'ailleurs de lui laisser sa place, pour ne pas déranger tout le monde. Mais NON ! Madame avait décidé que c'était Monsieur côté fenêtre qui devait se lever :
« Mais Madame allez-y, pourquoi vous ne vous asseyez pas là ? »
« Bah, j'vais quand même pas demander à une femme !»
Ah bah non hein, ça serait dommage…
- Cela m'était aussi arrivé un jour. J'étais assis en face d'un autre homme côté fenêtre, et une de ces diverses comédiennes arrive en demandant une place. La femme à côté d'elle lui donne immédiatement. Mais cette grognasse frustrée rajoute après avoir posé son gros derrière :
« Ces messieurs sont fatigués ce matin ?»
Je pense que je n'ai jamais fais autant d'effort que ce jour là pour ne pas me transformer en Incroyable Hulk. Demandez-vous après pourquoi on devient mauvais dans les transports…
Pour terminer, voici un commentaire d'une connasse que j'ai trouvé sur un forum. :
« en général je demande à un type précis de personnes : toujours des mecs, plutot jeunes (la vingtaine quoi). Au passage j'ai remarqué que les blacks sont très réglos de ce côté là, pour une femme enceinte ils se lèvent toujours.. »
Celle-ci cumule tout ce que je déteste : la discrimination et les généralités selon l'âge, le sexe, et l'origine ethnique.
Vive l'égalité des sexes, et le bon sens !
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